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Bilan 2008 des émissions de gaz à effet de serre : Lucien Lux annonce une baisse de 5,2% par rapport à l'année 1990
Le 24 mars 2009, Lucien Lux, le ministre de l’Environnement a tiré le bilan 2008 des évolutions des émissions de gaz à effet de serre. A cette occasion, il a également présenté les principales modifications qui seront appliquées avec le nouveau règlement grand-ducal aux aides financières qui sont axées sur le logement. (PRIME House)
Lucien Lux a retracé les principales évolutions des émissions de dioxyde de carbone au Luxembourg depuis 1990 à 2008. En jetant son regard en arrière sur les années 1999 et 2004 marquées par une forte hausse des émissions de CO 2 (+41%), il a rappelé qu’un "consensus existait entre les partis, toutes obédiences confondues, sur la nécessité de renverser cette tendance". Aujourd’hui, 10 ans plus tard, force est de constater selon le ministre de l’Environnement que l'année 2008 marque "un tournant" avec un net décrochage des émissions de gaz à effet de serre de 5,2% par rapport à l'année 1990.
Evolutions des émissions de CO2 au Luxembourg
Entre 2007 et 2008, les émissions de CO2 ont diminué de 4,3%. Cette baisse significative des émissions de gaz à effet de serre se traduit également dans les statistiques par une première baisse substantielle des rejets générées par le parc automobile. Lucien Lux s’est félicité, dans ce contexte, que la proportion des nouvelles voitures émettant moins de 120 g/CO2 /km est passé de 9,2% en 2005 à 21,9% en 2009. La chute des émissions de CO 2 est encore plus prononcée dans le secteur industriel qui enregistre une baisse de 5,5 % et dans le domaine des transports routiers (1,6%)
"Les mutations positives qui sont à l’œuvre sont imputables à une politique qui exige et qui subventionne", a dit Lucien Lux qui a fait allusion aux principales mesures que le gouvernement met à la disposition des particuliers et qui couvrent des domaines très variés, depuis le logement à l’automobile jusqu’aux appareils électroniques. Dans un contexte économique difficile où il est parfois difficile d’allier exigences économiques et environnementales, Lucien Lux a estimé "qu’il faut continuer les efforts et maintenir les objectifs fixés". D’après le ministre de l’Environnement, le recul des émissions de Co2 constitue "une bonne base pour attaquer d'une manière réaliste la réduction des émissions de gaz à effet de serre d’au moins 20 % d’ici 2010 qui fut décidée à l’échelon européen".
Premier bilan des principales aides financières
Lucien Lux a fait le point des mesures destinées à réduire la pollution atmosphérique. Il a relevé que 2568 demandes ont été introduites pour pouvoir bénéficier de l’aide prime CAR-e (d’un montant de 750 euros), qui est destinée aux personnes qui ont acquis une voiture dont les émissions de gaz à effet de serre ne dépassent pas 120 g/km. Un succès similaire peut être observé, selon Lucien Lux pour la prime CAR-e plus, qui est mieux connue sous l’appellation "prime à la casse". La prime, qui connait selon les garagistes un grand succès est versée aux personnes qui achètent une voiture à faible émissions de gaz à effet de serre, à condition que cette acquisition s’accompagne de la destruction d’une voiture âgée de plus de 10 ans. Le gouvernement pronostique que l’effort budgétaire prélevé du "fonds Kyoto" s’élèvera à 13, 5 millions (pour 18.000 voitures) pour la prime CAR-e et à 10 millions (6 000 voitures) pour la prime à la casse.
1694 demandes ont été introduites pour bénéficier de l’initiative PRIMe cool qui subventionne les réfrigérateurs, les congélateurs et appareils combinés qui appartiennent à la classe énergétique A++ et qui ont été achetés entre le 1er octobre 2008 et le 31 décembre 2009. Pour financer ces aides, le gouvernement estime qu’il devra débloquer 2 millions d’euros du « fonds Kyoto ».
Principales modifications qui seront appliquées à la prime House
Henri Haine, conseiller de direction au ministère de l’Environnement a finalement passé en revue les principales modifications qui seront appliquées aux subventions axées sur le logement et qui sont regroupées sous l’appellation Prime House. Le régime d’aides qui fut institué par le règlement grand-ducal du 21 décembre 2007 favorise l’utilisation rationnelle de l’énergie et des énergies renouvelables dans le domaine du logement.
Afin de permette au plus grand nombre de personnes de bénéficier de cette prime, le ministère de l’Environnement élargit le champ d’application de cette aide qui n’est plus limité aux personnes physiques (aux association sans but lucratif, aux promoteurs privés et publics, autres que l’Etat), augmente substantiellement les aides en cas d’assainissement énergétique et simplifie les critères techniques (les aides pour les triple ou doublées vitrages ne seront plus couplées à une isolation thermique ou la mise en place d’une ventilation contrôlée) et prolonge les délais d’introduction des demandes.