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La Fonction publique repense son parcours de recrutement
Deux projets de loi relatifs à la réforme de l'examen-concours et du contrôle de la connaissance des trois langues administratives, adoptés le mercredi 8 juillet par la Chambre des députés, modernisent le recrutement dans la Fonction publique. Objectif : offrir davantage de flexibilité aux candidats, tout en répondant aux besoins des ministères et administrations.
À partir du 15 septembre 2026, et sauf exceptions, tous les candidats suivront un même parcours de recrutement : dépôt d'une candidature à une offre d'emploi, puis passage direct de l'épreuve d'aptitude générale (EAG), désormais accessible sur rendez-vous tous les jours ouvrables de l'année. Le contrôle de la connaissance des trois langues administratives évolue également.
Un parcours de recrutement centré sur le poste
Jusqu'à présent, les candidats devaient choisir leur parcours de recrutement avant même de postuler. Ceux qui souhaitaient accéder à un poste de fonctionnaire de l'État devaient d'abord réussir l'EAG, tandis que les candidats à un poste d'employé de l'État pouvaient postuler directement.
Dorénavant, tous les candidats suivront le même parcours de recrutement et passeront l'EAG dans le cadre de leur candidature à un poste. L'épreuve ne peut donc plus être passée indépendamment d'une candidature, mais s'inscrit directement dans le processus de recrutement. Ce n'est qu'au terme du processus que sont vérifiées les conditions permettant un recrutement en qualité de fonctionnaire ou d'employé.
Cette nouvelle organisation simplifie les démarches et offre davantage de flexibilité aux candidats. Les deux sessions annuelles de l'EAG sont ainsi remplacées par un système de prise de rendez-vous accessible tout au long de l'année. Les candidats bénéficient d'un parcours plus fluide et d'une communication accélérée des résultats.
Une réforme dans la continuité de 2018
Cette réforme prolonge ainsi les évolutions engagées en 2018 avec l'introduction de l'épreuve d'aptitude générale, qui avait déjà orienté le recrutement vers une évaluation centrée sur les compétences.
Pour les administrations, cette évolution offre aussi une présélection harmonisée : tous les candidats étant désormais évalués sur base de l'EAG, les ministères et administrations disposent d'un socle commun d'évaluation des compétences.
Des épreuves de langues modernisées
Le contrôle de la connaissance des trois langues administratives évolue lui aussi afin d'offrir davantage de flexibilité aux candidats. Dernière étape du processus de recrutement des fonctionnaires et employés de l'État et des communes, il pourra désormais être passé après une inscription en ligne, au choix en présentiel au centre de recrutement du Centre de gestion du personnel et de l'organisation de l'État (CGPO), ou à distance.
"Avec ces nouvelles mesures, la Fonction publique renforce sa capacité à identifier et recruter les talents dont elle a besoin. En simplifiant les démarches et en offrant davantage de flexibilité aux candidats, cette réforme contribue à construire une Fonction publique plus efficace et mieux préparée aux défis de demain" – Serge Wilmes, ministre de la Fonction publique
Informations pratiques
- Le parcours de recrutement conserve ses deux étapes complémentaires – dénommées légalement "examen-concours" – pour le recrutement des candidats au statut de fonctionnaire : l'épreuve d'aptitude générale (EAG), organisée par le CGPO, suivie d'une épreuve spéciale organisée par l'administration recruteuse.
- La validité de la réussite à l'EAG est fixée à un an. L'épreuve peut être présentée à deux reprises; en cas d'échec aux deux tentatives, un délai d'un an doit être respecté avant de pouvoir se représenter.
- Les candidats ayant réussi l'épreuve d'aptitude générale avant l'entrée en vigueur de la réforme conservent le bénéfice de leur réussite selon les règles en vigueur au moment de son obtention.
Communiqué par le ministère de la Fonction publique