François Bausch présente le projet multimodal "Séieren Tram – tram rapide" pour le corridor A4 à l’horizon 2035

En date du 11 juin 2018, François Bausch a présenté le projet multimodal "Séieren Tram – tram rapide" pour le corridor A4 à l’horizon 2035.

François Bausch présente le projet multimodal "Séieren Tram"
©MDDI

 

Le projet s’inscrit dans la logique du concept de mobilité Modu 2.0 qui passe d’une logique de rattrapage à une logique d’anticipation. Le but était d’élaborer un système de transport multimodal cohérent sur l’axe de l’A4 en tenant compte des éléments existants (tram, bus, train, P + R,…), de l’enquête de mobilité "Luxmobil" conduite en 2017 et des projections de la demande à l’horizon 2035. L’analyse a été conduite par un bureau d’études franco-allemand (TTK) spécialisé dans la planification des transports. "La première question qui se pose est celle de la demande sur l’axe, ensuite quel système se prête le mieux à satisfaire cette demande?", a expliqué le ministre.

L’entreprise a vite constaté que le corridor de Luxembourg-Esch-sur-Alzette dispose d’une offre de bus importante, d’une liaison ferroviaire qui fait un détour et d’une faible desserte d’une partie du territoire présentant un développement accru. Suivant le calcul des habitants et emplois à l’horizon 2035, la demande en mobilité augmentera de 55% dont environ 20.000 déplacements par jour devront être reportés sur le bus, une multiplication par 4 par rapport à 2018. En plus, ces voyageurs devront être incités à ne plus utiliser leur propre voiture par une offre performante et confortable en transports en commun.

L’offre à l’horizon 2035 devra remplir plusieurs critères: desservir de manière directe les habitants et emplois situés à l’écart des gares ferroviaires au Sud, permettre un accès direct au centre de Luxembourg-Ville et au quartier Kirchberg et finalement proposer la capacité nécessaire, un bon niveau de confort et des temps de parcours compétitifs.

Les analyses des différents systèmes de transport possibles sur l’axe en question ont montré que le tram sur pneus (bus à haut niveau de service) ne se prête pas à ce service vu que les places debout sont uniquement autorisées en localité. Le car à haut niveau de service (double étage), offre une capacité limitée de seulement 90 places, largement insuffisantes, allant de pair avec des difficultés des terminus en Luxembourg-Ville ainsi que des coûts d’exploitation élevés. Le monorail respectivement métro impliquerait une capacité surdimensionnée (demande dépassant les 100.000 voyageurs par jour) allant de pair avec une insertion souterraine très coûteuse/insertion aérienne difficile dans le tissu urbain.

Le tram rapide par contre tient compte de tous les besoins sur le trajet: vitesse 100 km/h, circulation sur le réseau tram classique, même aspect extérieur et possibilité de places assises ainsi que de places debout, à un coût moyen. Ce tram permettrait de relier directement les principales destinations de la Ville de Luxembourg avec les quartiers en pleine expansion de Schifflange, Foetz, Esch-sur-Alzette et Belval à moindres coûts d’exploitation, mais avec des capacités et temps de parcours adaptés.

François Bausch a conclu: "Le projet sera présenté aux communes impliquées, puis intégré dans la liste des projets d’infrastructure déposée chaque juillet au parlement. La décision finale devra être prise par le prochain gouvernement, auquel il appartiendra de lancer les études techniques. Pour moi, ce projet est indispensable; il s’intègre parfaitement dans une approche organisée et harmonieuse de l’aménagement du territoire."

 

Communiqué par le ministère du Développement durable et des Infrastructures 

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