Jeannot Krecké, Discours à l'occasion de l'ouverture de la foire de printemps 2011, Luxembourg

Altesses Royales,
Excellences,
Dir Dammen an Dir Hären,

Haut am spéiden Nomëtteg fléien de Grand-Duc héritier an ech op Tokyo fir eng Mission économique, déi hien presidéiert. Et war sécher keng einfach Décisioun, no der schrecklecher Katastrof vum 11. Mäerz dës Rees bäizebehalen. Mir wossten net, ob et de richtege Moment wier, ob eis japanesch Partner net aner Saachen am Kapp hätte wei eis Lëtzebuerger ze empfänken. Mir kruten dunn awer ganz kloer gesot, dass d’Japaner lo géife genau kucke, ween an dëse schwéieren Deeg a Méint zu hinne géing stoen.

D’Japaner, mat hirer Disziplin, hirem Savoir-faire an hirer Solidaritéit, wäerte sech rëm erhuelen a mir wëllen dozou bäidroe, wou mer kënnen. Mir wëllen och verstoen, wei sech déi Katastrof op d’japanesch Économie wäert auswierken an hu Rendezvousen mat Firmen, déi schon säit Joren zu Lëtzebuerg implantéiert sinn, awer och mat neien, déi an der leschter Zäit en Intérêt um Grand-Duché gewisen hunn. Vun Tokyo aus fuere mer duerno a Südkorea, wou mer zu Seoul niewent politeschen Diskussiounen och wäerten Entreprisë besichen.

Monseigneur, Dir an der Prënz Guillaume sidd eng grouss Hëllef fir eist Land um Radar vun eise Clienten a potentiellen Investisseuren ze placéieren. Alleguer zesummen zéie mer mat der Marque "Luxembourg for Business" un engem Strang am Intérêt vun eiser Économie an domat, en fin de compte, am Intérêt vun eis alleguer.

Vun eiser Staatsvisite a Norwegen erwaarden ech mer eng ganz Rei nei Kontakter, déi eis an der Biomedecine, an den Ecotechnologien an am Energieberäich weider bréngen.

Spéider am Mount Juni wäert ech dann, no enger kuerzer Visite um Salon aéronautique um Bourget, wou mer e lëtzebuerger Gemeinschaftspavillon hunn, op Moskau an op Samara reesen.

Am Juli wäert ech zesumme mam Prënz Guillaume an d’USA an a Kanada fléien, wou ech mat menger Delegatioun vun Experten engersäits wäert déi grouss a laangjäreg nordamerikanesch Investisseuren zu Lëtzebuerg gesi fir mat hinnen iwwert hier Zukunftspläng ze schwätzen. Anersäits ginn ech och bei Entreprisen, déi drop an dru sinn, fir de Sprong an Europa ze woen an deene mer eist Land wëllen als eng ideal Plattform um europäesche Marché presentéieren.

Här President,

Ech ka mech nëmmen Ären Ausféierungen uschléissen, wat den onproblemateschen Oflaf vun de Prépartionsaarbechten an déi excellent Zesummenaarbecht vun deenen eenzelnen Acteure fir déi nei Foire ugeet. Et geet also alles genau no deem Plang, wéi mir et décidéiert hunn.

Dir Damen an Dir Hären,

Ech hunn déi lescht Jore bei menge Rieden oft de Sujet vun der Energie abordéiert an och d’Wichtegkeet vun dësem Secteur fir eis Wirtschaft a fir eise Wuelstand zur Sprooch bruecht.

Ech hu virun zwee Joer hei an dësem Sall ënnerstrach, datt fir Lëtzebuerg den Développement vun der Energieeffizienz an den erneierbaren Energien eng grouss Prioritéit muss sinn. Säit ech mäi Mandat als Energieminister am Joer 2004 ugetrueden hunn, hunn ech e groussen Deel vu menger Zäit dem Energiesecteur consacréiert a sinn a bal alle Beräicher Reformen ugaang. Den ëffentlechen Intérêt war meeschtens geréng an daucht eigentlech ëmmer nëmmen da fir e puer Wochen oder Méint op, wann d’Medien eis dorunner erënneren, datt eis Energie vun iergendwou hier komme muss, an och Risiken an Auswierkungen op eis Ëmwelt komportéiert. D’Evenementer vun der Uelegplattform am Golf vu Mexiko zum Beispill, awer och eise Black Out vum September 2004, hunn eis kuerz waakreg gerëselt, genau sou wéi viru kuerzem elo déi tragesch Erliefnesser a Japan.

Altesses Royales,
Excellences,
Mesdames et Messieurs,

L’énergie est le carburant de nos économies modernes. Tout produit et tout service est tributaire d’une consommation plus ou moins importante d’énergie. Depuis des décennies, la consommation énergétique mondiale est en hausse. Si le monde consomme aujourd’hui quelque 85 millions de barils de pétrole par jour, les prévisions de l’Agence internationale de l’énergie tablent pour 2035, à politique inchangée, sur une consommation de quelque 109 millions de barils par jour. La même tendance se dessine pour le gaz naturel, le charbon et l’énergie nucléaire. On ne peut pas ignorer ces chiffres car ils impliquent des risques considérables pour notre société en termes de santé et d’impact sur l’environnement, de pression sur les prix et de pauvreté énergétique.

Dès mon entrée en fonction, j’ai engagé des réformes légales et modifié l’organisation des marchés.

  • Ainsi, en 2007, nous avons entamé une révision importante de la législation dans les secteurs de l’électricité et du gaz naturel.
  • Le gouvernement a réorganisé les entreprises à participation étatique par la création d’Enovos et de Creos.
  • La capacité de la centrale de pompage de la SEO à Vianden est en passe d’être agrandie, extension qui permettra de fournir de l’énergie de pointe dans le réseau européen et de favoriser ainsi entre autres le développement des énergies renouvelables.
  • Nous avons planifié plusieurs travaux d’infrastructure pour mieux développer les interconnexions de notre pays avec les réseaux de l’électricité et de gaz naturel de nos pays limitrophes.
  • Pour améliorer la transparence sur le marché, j’ai introduit en 2010 l’étiquetage de l’électricité qui montre aux clients d’où provient l’électricité qu’ils consomment ainsi que les impacts environnementaux y liés.
  • Ensemble avec le ministre du Développement durable et des Infrastructures, nous avons présenté récemment deux nouveaux sites pour le stockage pétrolier qui viendront s’ajouter au Findel et au port de Mertert, lequel devra être agrandi. Actuellement, comme je ne cesse de le rappeler lors des réunions d’information, nous avons l’obligation d’avoir une réserve d’essence de 45 jours et pour le diesel une réserve de 55 jours sur notre territoire. L’Agence Internationale de l’Énergie exige quant à elle 90 jours de réserve stratégique. Or, nous ne disposons à l’heure actuelle que de 15 jours dans notre pays. Cette réserve passera, en l’absence de construction de nouvelles infrastructures, à 7 jours dans les années à venir. De nouveaux sites de stockage sont donc indispensables pour assurer la sécurité de l’approvisionnement.
  • Au niveau des énergies renouvelables,

o nous avons depuis 2005 presque doublé le taux d’énergies renouvelables produites sur notre territoire, en passant de 0,9% à 1,7% en 2009;
o la réglementation concernant les tarifs d’injection a été réformée à 2 reprises et le mécanisme du fonds de compensation a été modifié pour garantir un financement à long terme des énergies renouvelables;
o nous avons été parmi les premiers en Europe à prévoir un tarif d’injection pour le biogaz dans le réseau, projet qui se trouve actuellement dans la procédure réglementaire;
o le premier plan d’action national pour les énergies renouvelables a arrêté un programme ambitieux pour réaliser l’objectif de 11% d’énergies renouvelables en 2020;
o sur base d’une étude réalisée par des experts internationaux de renom, étude partagée par la Commission européenne, nous avons retenu de passer de 1,7% à 4% d’énergies renouvelables en 2020. Le coût prévisionnel du programme se chiffre, y inclus les 2% à réaliser par le biais de projets de coopération avec d’autres pays et les 5% des biocarburants, à quelque 830 millions d’euros sur 10 ans.

  • Dans le domaine de l’efficacité énergétique:

o un premier plan d’action national a été élaboré en 2007 qui prévoit d’améliorer l’efficacité énergétique de 9% à l’horizon 2016;
o une réforme fondamentale de la réglementation en matière de performance énergétique des bâtiments a été mise en œuvre;
o on a pu améliorer la productivité énergétique de l’ordre de 2,9% par an.

  • Finalement, nous avons investi beaucoup d’efforts dans la sensibilisation et l’information en matière d’efficacité énergétique et des énergies renouvelables en créant en 2008 myenergy qui fournit notamment des conseils de base dans ses bureaux régionaux, mis en place en partenariat avec les communes.

Altesses Royales,
Mesdames et Messieurs,

Toute stratégie énergétique pour le Luxembourg doit tenir compte de la situation particulière du Luxembourg:

  • En 20 ans, la population de notre pays a augmenté de plus de 30% tandis que celles de nos pays voisins n’ont progressé que de 2,5% pour l’Allemagne, de 8,5% pour la Belgique et de 11% pour la France. La moyenne européenne est de 6% pour la même période. L’évolution dynamique de la population luxembourgeoise a indéniablement eu une influence majeure sur la consommation énergétique de notre pays.
  • Le nombre de salaries frontaliers est passé de 87.400 en 2000 à 150.000 en 2010, soit une augmentation de 72%. Les effets sur la consommation énergétique de notre pays, notamment dans le domaine des transports, sont massifs.
  • Les expériences du passé montrent qu’une croissance annuelle du PIB de 1% entraîne une augmentation de 0,6% de notre consommation d’énergie. Notre économie est caractérisée par une croissance historique plus importante de notre PIB que dans nos pays voisins.
  • Notre pays a connu un rebond de l’inflation en 2010 de l’ordre de 2,3% après seulement 0,4% en 2009. L’inflation devrait accélérer encore cette année pour atteindre 3,5%. Cette hausse est due principalement à l’envolée des prix pétroliers.
  • Notre pays se situe au croisement des principaux axes routiers nord-sud et est-ouest de l’Europe. Par cette situation, le trafic de passage compte également pour une grande partie dans notre consommation d’énergie.
  • La dépendance énergétique de notre pays est de l’ordre de 98%, pourcentage impressionnant et troublant. Au niveau européen, seul Malte est encore plus dépendant. La moyenne européenne est d’environ 55%, tendance à la hausse. Même un développement ambitieux des énergies renouvelables n’arrivera pas à réduire considérablement à moyen et long terme notre dépendance énergétique qui restera proche de 90% à l’horizon 2020.

Il est toujours bien de se doter d’une stratégie, mais, au-delà, il faudra encore la réaliser. A cette fin, j’en appelle à l’engagement et à la responsabilité de chacun parmi nous. Chacun doit apporter sa propre contribution. Il nous faut également, et surtout, l’adhésion des acteurs économiques, car le changement de mentalité que la réalité énergétique nous impose n’aura lieu que si la prise de conscience devient véritable. Mais faisons cela avec clairvoyance et détermination, mais sans précipitation et sans activisme démesuré.

En 2008, nous avons avec l’aide d’un groupe d’experts internationaux établi un livre blanc sur la stratégie énergétique du pays. Même si le débat que j’avais voulu lancer sur ce document n’a pas répondu à toutes mes attentes, le texte qui est sorti de ce processus oriente mes choix politiques dans le domaine de l’énergie. J’invite ceux qui, à tort, parlent d’absence d’une stratégie en matière énergétique, de consulter ce livre blanc.

De ce document découle les actions prioritaires pour les secteurs énergétiques suivants:

Le secteur de l’électricité est caractérisé par une connexion avec les réseaux de transport de l’Allemagne et de la Belgique, sans interconnexion entre ces deux réseaux sur le territoire luxembourgeois. Pour ce secteur je propose:

  • de maintenir une attitude critique vis-à-vis de l’énergie nucléaire;
  • de développer les connexions avec nos pays limitrophes, et plus précisément avec la France et la Belgique, afin de sécuriser l’approvisionnement du pays à moyen et long terme;
  • de mieux intégrer le Luxembourg dans le réseau d’électricité transeuropéen par une interconnexion sur notre territoire des réseaux de nos pays voisins;
  • de vérifier la faisabilité technico-économique d’une deuxième centrale turbine gaz-vapeur à Luxembourg. Une nouvelle centrale réduira la dépendance au niveau de l’importation d’électricité, soutiendra la sécurité de l’approvisionnement et constituera une réponse adéquate pour réduire notre dépendance de l’énergie nucléaire;
  • de déployer rapidement des réseaux et des compteurs intelligents couvrant l’entièreté du territoire national.

Le secteur du gaz naturel est caractérisé par des connexions avec les réseaux de transport de l’Allemagne, de la Belgique et en moindre mesure de la France. Pour ce secteur je propose:

  • d’intensifier les efforts en vue de la réalisation d’une nouvelle connexion avec la France;
  • de continuer le développement du réseau du gaz naturel au Luxembourg.

Le secteur des produits pétroliers est le vecteur énergétique le plus important et couvre plus de 65% de notre consommation totale d’énergie. Pour ce secteur je propose:

  • de mettre en œuvre les infrastructures de stockage proposées, indispensables même dans l’hypothèse d’une baisse des exportations de carburant à moyen terme;
  • de créer une agence de stockage responsable du contrôle et de la gestion de l’obligation de stockage tel que demandé par l’Agence internationale de l’énergie et par l’Union européenne.

Il demeure que la source d’énergie la plus importante pour le Luxembourg est l’efficacité énergétique, pour laquelle je propose:

  • de finaliser le deuxième plan d’action en matière d’efficacité énergétique à brève échéance. Ce plan dressera un bilan des effets de mesures entreprises au cours des trois dernières années et tracera le chemin pour aboutir à l’objectif de 9% d’efficacité énergétique en 2016;
  • de proposer une nouvelle réglementation sur la performance énergétique des bâtiments introduisant des exigences plus strictes pour les bâtiments d’habitation, avec comme but d’introduire un standard de bâtiments à consommation d’énergie quasi nulle en 2018;
  • de rendre obligatoire la mention de l’indicateur de performance énergétique du certificat de performance énergétique dans les annonces immobilières;
  • de revoir avec le ministre du Logement et le ministre du Développement durable et des Infrastructures l’intensité des aides pour l’assainissement des logements existants;
  • d’encourager les économies d’énergie, en tirant profit du développement technologique;
  • de revoir le soutien à la cogénération force-chaleur. En effet, afin de réduire le plus possible la dépendance énergétique tout en optimisant le bilan des émissions de gaz à effet de serre, il faudra forcer le développement de la cogénération renouvelable au lieu de la cogénération basée sur les énergies fossiles.

Les énergies renouvelables sont le deuxième axe prioritaire pour une politique énergétique durable, pour lequel le gouvernement a approuvé en 2010 un plan d’action. Je propose:

  • en premier lieu, de développer au maximum les potentiels sur le territoire national. Il s’agira de quadrupler notre production de 2005 jusqu’en 2020, ce qui demandera un effort considérable de tous les acteurs et l’engagement des communes et des citoyens. Pour passer à 4% d’énergies renouvelables dans notre consommation totale d’énergie, nous devons, endéans les 10 prochaines années, assurer la mise en place cumulative de très nombreuses installations supplémentaires. Nous devrons passer:

o de 2.000 à 20.000 installations solaires photovoltaïques;
o de 3.000 à 30.000 installations solaires thermiques;
o de 43 à 90 éoliennes;
o de 31 à 45 installations hydro-électriques;
o de 1 à 10 installations de cogénération moyennes fonctionnant à la biomasse solide;
o de 25 à 125 installations moyennes de biogaz;
o de 200 à 10.000 pompes à chaleur.

Les efforts à investir seront énormes et auront besoin de l’acceptation des citoyens.

Il faudra soutenir plus concrètement le développement de projets de moyenne et grande envergure dans le domaine des énergies renouvelables, notamment dans le domaine de la biomasse. Deux projets actuellement à l’étude permettront de mobiliser des quantités importantes de biomasse et aideront ainsi la réalisation de l’objectif national du Luxembourg;

  • en second lieu, de développer les biocarburants dans le secteur des transports afin de pouvoir réaliser l’objectif européen imposé par une directive de parvenir à 10% de carburants renouvelables en 2020;
  • en troisième lieu, de recourir, à hauteur de 2%, aux mécanismes de coopération tels que prévus par la directive européenne afin de stimuler la réalisation de projets à l’étranger permettant une comptabilisation pour la réalisation des objectifs du Luxembourg;
  • finalement, de développer les conditions pour l’utilisation de l’électro-mobilité à Luxembourg. Dans ce contexte, un groupe de pilotage avec les acteurs concernés va démarrer ses travaux sous la direction de mon ministère et du ministère du Développement durable et des Infrastructures.

Altesses Royales,
Excellences,
Dir Dammen an Dir Hären,

Ech hunn Iech lo d’Erausfuerderunge vun der Energiepolitik duergeluegt.

Fir zu enger méi nohalteger a laangfristeg vertrietbarer Energiepolitik ze komme, brauche mer de massiven Engagement vun der ëffentlecher Hand, mä awer och deen vun eiser Économie an de Bierger.

Dëse radikale Changement dee mer ustriewe soll och nei Opportunitéite fir eis Betriber bidden. Ech denken do besonnesch un d’Handwierk awer och un déi Betriber déi an deenen sougenannten Ëmwelttechnologien aktiv sinn.

D’Ziler, déi d’europäesch Direktiven eis virginn sinn stramm, a mir wäerten se an den nächste Joren nach méi energesch ugoe mussen ewéi bis ewell. Vu que dass mir geographesch a landesplaneresch immens Problemer hu fir passend Sitë fir déi verschidde Forme vun erneierbaren Energien ze fannen, kenne mir eis et net leeschten, fir déi puer Siten, déi nach a Fro kéinte komme, permanent ofzeleenen.

Wa mer an dësem Beräich wëlle méi séier weiderkommen, musse mer d’Oplagen vum Ëmweltschutz anescht applizéieren.

Fir den Obligatioune vun enger moderner Energiepolitik gerecht ze ginn, muss awer och jidder Eenzelne seng Responsabilitéit huelen. Et kann ee net moies géint Atomenergie a fir gréng Energie demonstréieren an owes géint de Bau vun enger Wandmillen a senger Uertschaft sinn!

Wat mir brauchen ass e Konsens, och iwwert d’Parteigrenzen eraus, wéi mer an dëser wichteger Fro weider kommen. Mir mussen an eisem Land eng realistesch Visioun an der Energie- a Klimafro entwéckelen a probéieren, d’Leit fir dee Wee ze begeeschteren. Dobäi musse mer awer och gutt oppassen, datt mer de Leit keng falsch Illusioune maachen.

Ech hu versicht, haut eng realistesch Perspektiv ze zeechnen, déi deem Engen ze wäit an deem Aneren net wäit genuch wäert goen. Ech sinn net bekannt dofir, de Leit ëmmer dat ze zielen, wat se gären héiere wëllen. Mee ech kann Iech versécheren, dass ech alles wäert ënnerhuele wat mer méiglech ass, fir zu Lëtzebuerg eng nohalteg Energiepolitik ëmzesetzen. Eng Energiepolitik, déi esouwuel fir d’Ëmwelt ewéi och fir de Wirtschaftsstanduert Lëtzebuerg wäert raisonnabel sinn.

Ech soen Iech Merci.

Membre du gouvernement

KRECKÉ Jeannot

Date de l'événement

13.05.2011