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Jean Asselborn en visite à la rédaction du quotidien allemand Aachener Zeitung
La situation actuelle ainsi que l’avenir de l’Union européenne ont été les principaux sujets abordés par le Vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères et de l’Immigration, Jean Asselborn, lors de son entretien avec la rédaction du quotidien allemand Aachener Nachrichten en date du 24 juillet 2008.
Le non irlandais au traité de Lisbonne a plongé l’UE dans une crise, a déclaré le ministre. Dans ce contexte, Jean Asselborn a déploré le manque d’engagement de la part des autres États membres : "Si tous les États membres ratifiaient le traité avant la fin de l’année 2008, l’Irlande se trouverait devant une alternative claire: continuer son engagement en Europe ou non". Le ministre a par ailleurs estimé que "l’UE aurait pu apporter davantage de soutien au gouvernement irlandais sans pour autant lui dire ce qu’il fallait ou ne fallait pas faire".
Pour Jean Asselborn, le vrai enjeu est celui de l’intégration en Europe : "Je crois que ceux qui propagent l'idée que l’intégration européenne signifie la perte de la souveraineté nationale ont gagné. Il est dans l’ère du temps de s’opposer à l’Europe."
Jean Asselborn voit toujours une grande acceptation pour l’idée européenne. Or l’Europe a perdu de sa force des années 1960 et 1970, a-t-il dit. À son avis, les jeunes générations n’arrivent plus à associer l’idée européenne au projet de paix sur le continent européen et ils ont dès lors besoin de nouveaux symboles pour illustrer le rôle de l’Europe. Pour le ministre, il faut montrer aux gens que l’Europe apporte des améliorations concrètes à leur vie quotidienne. Selon Jean Asselborn, il ne peut revenir qu’à la politique sociale de relever ce défi.
Un troisième thème abordé dans cet entretien fut celui de la politique étrangère européenne. Jean Asselborn y a souligné entre autres que l’UE avait besoin de nouvelles structures pour s’associer pleinement aux discussions avec les États-Unis, la Russie ou la Chine.