Jean Asselborn à la réunion informelle "Gymnich" les 27 et 28 mars 2009 à Hluboká nad Vltavou, République tchèque

Jean Asselborn à la réunion informelle "Gymnich" à Hluboká nad Vltavou en République tchèque, vendredi et samedi les 27 et 28 mars 2009

Le Vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères et de l’Immigration, Jean Asselborn, a participé à la réunion informelle "Gymnich" des ministres des Affaires étrangères, vendredi et samedi les 27 et 28 mars 2009 à Hluboká nad Vltavou en République tchèque.

Dans l’enceinte du château Hluboká, les ministres se sont penchés vendredi sur le sujet de la situation dans la région du Proche- et Moyen-Orient. A ce sujet, et dans le contexte de l’annonce de la nouvelle stratégie de l’administration Obama envers l’Afghanistan, les ministres ont préparé la Conférence internationale sur l’Afghanistan (qui aura lieu le 31 mars 2009 à La Haye), ainsi que le sommet de l'OTAN du 3 au 4 avril à Strasbourg. Ils ont salué la nouvelle approche adoptée par les Etats-Unis.

Au sujet du processus de paix au Proche-Orient, le ministre Asselborn a souligné que la mise en œuvre d'une solution à deux États devait rester au premier plan, et qu’ainsi "les ministres des Affaires étrangères doivent envoyer un signal clair disant que si ce n'est pas le cas, l'UE ne pourra pas l'accepter". En outre, les ministres ont espéré que les Etats-membres de la Ligue arabe, qui se réunit le 30 mars, continuent à soutenir le processus de paix.

D’autres sujets figurant à l’ordre du jour ont été le développement des capacités civiles de l’Union européenne dans le cadre de la politique européenne de sécurité et de défense (PESD). Par ailleurs, les ministres des Affaires étrangères ont abordé également la nouvelle approche européenne envers la Biélorussie et le partenariat oriental.

Samedi, les ministres ont discuté de la région des Balkans occidentaux dans la perspective de la stabilisation de la région. Alors que plusieurs membres de l'UE, notamment l'Allemagne et les Pays-Bas, plaident pour une pause de l'élargissement après l'adhésion de la Croatie, le chef de la diplomatie luxembourgeoise a fait savoir que "… si on ferme la porte, on aura à nouveau des conflits dans les Balkans".