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Débat à la Chambre des députés sur la séparation entre l'Etat et les cultes religieux: François Biltgen défend le principe de la "neutralité ouverte"
A l’issue des débats, le ministre des Cultes, François Biltgen s’est exprimé au nom du gouvernement.
François Biltgen s’est tout d’abord penché sur la signification de la "séparation entre l’Eglise et les cultes religieux" en expliquant que cette expression ne "signifie pas uniquement que l‘Etat octroie de l’argent aux communautés religieuses, mais aussi que les valeurs religieuses ne doivent être supérieures aux valeurs laïques". "Cette séparation est depuis longtemps garantie au Luxembourg", a t-il poursuivi avant de préciser "que cela n’est pas le cas partout en Europe".
Le ministre des Cultes, François Biltgen, a défendu le principe de la « neutralité ouverte", seul garant de la poursuite du dialogue interculturel et interreligieux au Luxembourg. Selon François Biltgen, "la plupart des Etats qui relèguent les questions religieuses dans la sphère privé font l’expérience d’une communautarisation", susceptible de distancier les citoyens de l’Etat. En revanche, les Etats qui appréhendent la religion comme une affaire publique tentent justement d’éviter "qu’une communautarisation se fasse à travers le facteur religieux, et que des gens se distancient de l’Etat", a-t-il poursuivi.
Tout en insistant sur la distinction qui existe entre la foi, qui relève de la sphère privé et la religion, "qui est une affaire publique", François Biltgen a rappelé que la religion au Luxembourg est une affaire de la sphère publique « et doit le rester pour favoriser notamment la cohésion sociale".
Lors du débat d’orientation, une motion commune des deux partis de la majorité gouvernementale (CSV et LSAP) a été adoptée. Elle prévoit la mise en place "d’un groupe de réflexion chargé d’esquisser des réflexions sur l’évolution des relations entre l’Etat et les communautés religieuses.