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Bilan final de la campagne de sensibilisation "Je peux voter"
Après avoir passé en revue les nombreux projets lancés dans la foulée de la campagne "Je peux voter", Marie-Josée Jacobs a tenu à remercier les nombreux partenaires et associations qui ont participé au succès et au bon déroulement de la campagne.
L’étude de la campagne de sensibilisation "Je peux voter" a été menée par le Centre d’étude et de formation interculturelles et sociales (CEFIS) sur demande de l’Office luxembourgeois de l’accueil et de l’intégration (OLAI). Elle révèle que 30.937 personnes de nationalité étrangère se sont inscrites sur les listes électorales communales, soit un taux d’inscription "approché" de 16,9%. Pour les élections communales de 2005, ce taux était de 15%. À noter qu’il s’agit d’un taux approximatif calculé sur base de la population des étrangers âgés de 18 ans et plus et qui ne prend pas en considération la condition de la durée de résidence de 5 ans, donnée qui n’est pas disponible au niveau des communes.
Le taux d’inscription des ressortissants de l’Union européenne est de 18% (soit 28.341 personnes) et de 12% (2.596 personnes) pour les ressortissants non-communautaires.
De grandes disparités peuvent être observées en analysant les résultats en fonction de la nationalité des personnes inscrites. Parmi les ressortissants communautaires, force est de constater que les ressortissants néerlandais (taux d’inscription de 26%) sont les plus enclins à aller voter aux élections communales, suivis des Italiens (23%), des Autrichiens (21%) et des Allemands (20%).
Parmi les ressortissants non-communautaires et parmi les groupes nationaux comportant un électorat potentiel d’au moins 100 électeurs, la communauté péruvienne affiche avec 26% le taux d’inscription le plus élevé. Il faut en outre relever le taux d’inscription assez important et au-dessus de la moyenne nationale des ressortissants monténégrins (25%), de la Bosnie (18%) et de la "Yougoslavie" (17%). La ministre Marie-Josée Jacobs a également attiré l’attention sur la bonne progression du taux d’inscription des ressortissants capverdiens qui est passé de 8% à 13% entre 2005 et 2011.
Les chiffres récoltés sur le taux d’inscription montrent que les femmes étrangères (17%) ont plus tendance d’aller exprimer leur vote que les hommes (16%). Le phénomène pourrait s’expliquer par un plus fort ancrage des femmes étrangères à l’échelon communal.
La ventilation des résultats en fonction du type d’élections illustre que la participation des étrangers aux élections européennes est systématiquement inférieure à celle observée pour les élections communales.
Les facteurs sociodémographiques ont également une influence sur le taux de participation.
L’âge avancé est un facteur qui a une incidence positive sur le taux de participation des électeurs. Le taux d’inscription augmente sensiblement à partir de 45 ans pour atteindre un pic dans la tranche d’âgé de 65 ans et plus (30%). La communauté portugaise constitue cependant une exception à cette règle. À la différence des autres nationalités, le taux d’inscription des Portugais a tendance à diminuer fortement à partir de 65 ans.
Des variations apparaissent également lorsqu’on compare les données sur les taux de participation ventilés par communes. En effet, ce taux varie selon les communes entre 10 et 43%. Les meilleurs résultats ont été enregistrés dans la commune de Reisdorf (43%), suivie de Tandel (32%), de Rosport (32%) et de Vianden (31%).
Quant aux actions de sensibilisation qui ont été menées par les communes en matière de sensibilisation et d’information de leurs résidents de nationalité étrangère, l’étude montre que 109 communes ont mis en place au moins une action (94%), 81% des communes ont mis en place 3 actions ou plus (70%) et 79 communes ont participé à la journée nationale d’inscription (68%).
La campagne "Je peux voter" a mobilisé de nombreux partenaires et associations. Quinze projets ont été soutenus suite à deux appels à projets. Une formation de «multiplicateurs » a également eu lieu ainsi qu’une campagne médiatique. Il s’agit de la première campagne qui a été suivie par un comité composé à la fois de représentants des partis politiques, des syndicats, des associations œuvrant en faveur de l’intégration, ainsi que de représentants des ministères de l‘Intérieur, du Service information et presse et du ministère de la Famille et de l’Intégration/OLAI.