Jean Asselborn en déplacement dans la région du Golfe

Le Vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères du Luxembourg, Jean Asselborn, a effectué un déplacement dans la région du Golfe du 16 au 18 juin 2012.

Arabie saoudite

Les 16 et 17 juin, il a séjourné au Royaume d’Arabie saoudite.

Sur invitation du ministre des Affaires étrangères du Royaume d’Arabie saoudite, S.A.R. le prince Saoud Al-Faysal Al-Saoud, le chef de la diplomatie luxembourgeoise a rencontré son homologue pour une visite de travail à Djeddah, le 16 juin.

Les ministres ont fait le point sur les relations bilatérales et se sont félicités de l’excellence de celles-ci. Le ministre Asselborn a exprimé ses profondes condoléances suite au décès du prince héritier, S.A.R. Prince Nayef Bin Abdulaziz Al Saoud. Les deux homologues ont salué le fait qu’une convention de non-double imposition a récemment été paraphée et se sont entretenus sur plusieurs voies pour renforcer les liens commerciaux entre les deux pays.

Les ministres ont ensuite eu un long échange de vues sur la situation actuelle en Syrie ainsi que dans la région du Proche- et Moyen-Orient.

En ce qui concerne la crise syrienne, les deux ministres ont vivement condamné la répression violente de l’opposition en Syrie par le régime du président Bashar al-Assad et ont appelé à la cessation immédiate de toutes les hostilités, condition sine qua non pour la mise en œuvre du plan de six points établi par l’émissaire conjoint de la Ligue arabe et des Nations unies, Kofi Annan. Ils ont fait l’analyse des prochaines initiatives discutées au niveau des Nations unies, de la Ligue et de l’Union européenne, ainsi que des moyens dont dispose la communauté internationale afin d’arrêter les atrocités. Dans ce contexte, les ministres ont souligné qu’une intervention militaire menée par la communauté internationale doit être évitée, les deux ministres considérant qu’une telle intervention mènerait à une aggravation de la situation humanitaire sur le terrain et ne pourrait amener une résolution à long terme de la crise, notamment au vu de la complexité de la situation régionale. Les ministres ont aussi exprimé leurs préoccupations sur la situation dramatique des personnes déplacées en Syrie ainsi que des nombreux réfugiés dans les pays limitrophes.

Les discussions ont également porté sur le conflit israélo-arabe et l’état actuel du processus de paix. Les deux ministres ont regretté l’impasse dans laquelle se trouve actuellement le processus de négociation, évoquant notamment les différentes initiatives récentes en vue de ranimer le dialogue et de ramener les deux parties à la table des négociations. Les deux ministres ont déploré que la situation actuelle semble se dégrader toujours plus, notamment du fait de la poursuite de la politique de colonisation dans les territoires occupés menée par le gouvernement israélien, à tel point que la solution à deux États recherchée risque de n’être plus réalisable.

Concernant les bouleversements survenus dans le voisinage sud de l’Union européenne suite au "printemps arabe", les ministres ont évoqué la situation en Égypte, ainsi que les développements récents dans plusieurs autres pays de l’Afrique du Nord, notamment en Tunisie. Enfin, les ministres ont brièvement abordé l’état des négociations entre les "E3+3" (France, Royaume-Uni, Allemagne, Chine, Russie, États-Unis) avec l’Iran au sujet du programme nucléaire iranien.

Le 17 juin, le ministre Asselborn a eu une entrevue avec le secrétaire général de l’Organisation de la conférence islamique (OCI), le professeur Ekhmeleddin Ihsanoglu, au siège de l’organisation.

Les discussions ont porté sur le rôle et les activités de l’OCI dans le monde arabe et au-delà, ainsi que sur la position de l’islam à travers le monde. Le secrétaire général a estimé avec inquiétude que l’islamophobie se renforce. En ce qui concerne la situation au sein de l’Europe, le ministre Asselborn a soulevé la situation socio-économique préoccupante d’une proportion croissante des jeunes en Europe, notamment dans le contexte actuel de la crise financière et économique, souvent à l’origine des tensions sociales. À ce sujet, il a souligné le besoin de renforcer davantage le dialogue interculturel afin de garantir une meilleure entente entre les membres de différentes communautés.

L’état du processus de paix au Proche-Orient, la crise syrienne ainsi que les conséquences des bouleversements à travers le monde arabe suite au "printemps arabe" ont également figuré à l’ordre du jour.

Oman

Sur invitation du ministre responsable des Affaires étrangères, Yousuf bin Alawi bin Abdallah, le Vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères du Luxembourg, Jean Asselborn, a effectué une visite de travail à Mascate au Sultanat d’Oman, le 18 juin 2012.

Les deux homologues ont fait tout d’abord le point sur l’état des relations bilatérales et se sont félicités de l’excellence de celles-ci. Au vu des relations commerciales faibles entre les deux pays, les ministres ont étudié plusieurs voies afin de renforcer celles-ci, évoquant plus particulièrement les secteurs des services financiers et de la logistique.

Dans le contexte des élections récentes en Grèce et en France, les discussions se sont ensuite concentrées sur la situation actuelle au sein de l’Union européenne (UE) et de la zone euro. Le ministre Asselborn a exprimé l’espoir que les partis politiques grecs puissent s’entendre rapidement en vue d’établir un gouvernement stable, efficace et capable d’agir pour mettre en œuvre les réformes nécessaires pour afin de respecter les engagements envers les créanciers internationaux de la Grèce, consolider l’assainissement des finances publiques et rétablir la confiance des marchés financiers dans la zone euro.

Il a également passé en revue les nombreuses mesures décidées au niveau européen afin de renforcer la gouvernance économique au sein de la zone euro et de l’Union européenne, tels que la mise en œuvre du semestre européen, le "six pack" et le "pacte pur l’euro plus" visant une meilleure coordination des politiques économiques des États membres, ou encore le nouveau traité intergouvernemental sur la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l’Union économique et monétaire ("pacte fiscal") renforçant la discipline budgétaire des États membres. À ce sujet, le Vice-Premier ministre luxembourgeois a souligné la nécessité de préserver l’intégrité du marché intérieur des capitaux et des services, de l’approfondir davantage, ainsi que d’œuvrer à une relance de l’économie européenne. En outre, il a fait part de son soutien à l’initiative du président de la République française, François Hollande, de concentrer plus d’efforts vers la croissance et la relance économique en Europe.

Les ministres se sont ensuite penchés sur la situation actuelle en Syrie ainsi que dans la région du Proche- et Moyen-Orient.

En ce qui concerne la crise syrienne, les deux ministres ont vivement condamné la répression violente de l’opposition en Syrie par le régime du président Bashar al-Assad et ont évoqué les moyens dont dispose la communauté internationale afin d’arrêter les atrocités. Dans ce contexte, les ministres ont souligné qu’une intervention militaire menée par la communauté internationale doit être évitée, les deux ministres considérant qu’une telle intervention mènerait à une aggravation de la situation humanitaire sur le terrain et ne pourrait amener une résolution à long terme de la crise, notamment au vu de la complexité de la situation régionale.

Les discussions ont également porté sur le conflit israélo-arabe et l’état actuel du processus de paix. Les deux ministres ont regretté l’impasse dans laquelle se trouve actuellement le processus de négociation. Les deux ministres ont déploré que la situation actuelle semble se dégrader toujours plus, notamment du fait de la poursuite de la politique de colonisation dans les territoires occupés menée par le gouvernement israélien, à tel point que la solution à deux États recherchée risque de n’être plus réalisable.

Enfin, les ministres ont eu un échange de vues sur le dossier nucléaire iranien.

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