Visite de travail de Jean Asselborn au Canada

Sur invitation du ministre des Affaires étrangères du Canada, John Baird, le Vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères du Luxembourg, Jean Asselborn, a effectué une visite de travail au Canada, le 19 juin 2012 à Ottawa.

Les ministres ont fait le point sur les relations politiques et économiques bilatérales et se sont félicités de l’excellence de celles-ci. Ils ont évoqué la récente mission économique de promotion et de prospection multisectorielle, menée par S.A.R. le prince héritier et le ministre de l’Économie et du Commerce extérieur, Etienne Schneider, au mois de mai 2012, et l’ont considérée comme un grand succès marquant un pas important dans le renforcement des liens commerciaux entre les deux pays. Le Canada représente aujourd’hui la 10e puissance économique du monde, le 7e pays d’accueil des investissements étrangers directs en 2010 tout comme le 11e exportateur et importateur mondial. "De ce fait, le Luxembourg est ravi d’entretenir d’excellentes relations avec le Canada et je me réjouis de pouvoir le souligner grâce à des rencontres régulières à tous les niveaux", a reconnu le chef de la diplomatie luxembourgeoise.

À l’ordre du jour figuraient également plusieurs grands dossiers de l’actualité politique internationale, dont notamment la situation actuelle dans la zone euro suite aux récentes élections en Grèce, les relations entre l’Union européenne et le Canada, la situation régionale dans le Proche- et Moyen-Orient dans le contexte de la crise syrienne et des négociations sur le programme nucléaire iranien, ainsi que les derniers développements en Afghanistan suite au sommet de l’OTAN du 20 et 21 mai 2012. Les ministres ont pu constater une très forte convergence de vues sur tous les sujets abordés.

En ce qui concerne la situation au sein de la zone euro, le ministre Asselborn a souligné qu’il importe que les partis politiques grecs parviennent rapidement à établir un gouvernement stable, efficace et capable d’agir pour mettre en œuvre les réformes nécessaires afin de respecter les engagements envers les créanciers internationaux de la Grèce, de consolider l’assainissement des finances publiques et de rétablir la confiance des marchés financiers dans la zone euro. Il a laissé entrevoir la possibilité de renégocier les délais de mise en œuvre du programme d'austérité en rappelant toutefois que les principaux axes des accords établis entre, d’un côté, la Commission européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire internationale (FMI) dite Troïka, et la Grèce, de l’autre, ne peuvent être revus.

Dans le contexte des nombreuses initiatives déjà entreprises au niveau de l’Union européenne et des discussions actuelles sur la création d’une union bancaire et la mise en place d’un taxe sur les transactions financières, le Vice-Premier ministre luxembourgeois a mis en exergue la nécessité de préserver l’intégrité du marché intérieur des capitaux et des services, de l’approfondir davantage, ainsi que d’œuvrer à une relance de l’économie européenne. À ce sujet, il a fait part de son soutien à l’initiative du président de la République française, François Hollande, de concentrer plus d’efforts vers la croissance et la relance économique en Europe.

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