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Etienne Schneider présente les axes prioritaires dans le domaine des écotechnologies
Le ministre de l’Économie et du Commerce extérieur, Etienne Schneider, a présenté les axes prioritaires dans le domaine des écotechnologies lors de la conférence "Clean technologies: An engine for sustainable economic growth"
Suite au plan d’action écotechnologies, approuvé par le gouvernement en janvier 2009, le lancement du cluster "Ecoinnovation" auprès de l’agence Luxinnovation ainsi que l’adoption de la loi du 18 février 2010 relative à un régime d’aides à la protection de l’environnement et à l’utilisation rationnelle des ressources naturelles ont été des étapes importantes dans la mise en œuvre. Ainsi, l’investissement total réalisé par les entreprises du secteur des écotechnologies entre 2009 et 2011, et soutenu par le régime d’aide susmentionnée ainsi que par celui relatif à la recherche et développement, s’élève à 286 millions d’euros. Ceci représente plus de 69% du l’investissement total réalisé sous ces deux régimes d’aides d’État.
À côté des régimes d’aides cités, de nombreux autres outils ont été mis en place pour soutenir le développement des entreprises établies au Luxembourg, encourager leur déploiement à l’international et attirer également de nouveaux investisseurs étrangers du secteur.
Deux domaines prioritaires
Une étude commanditée en 2010 a identifié deux domaines prioritaires: "les matériaux innovants" et "l’utilisation rationnelle des ressources naturelles", deux domaines qui sont étroitement liés. Ceci peut être illustré par la construction, où la science des matériaux et l’efficacité énergétique sont étroitement interconnectées.
Les matériaux innovants contribuent à réduire la consommation d’énergie et les émissions de CO2. Sont visés:
- les nouveaux matériaux avancés, comme les matériaux composites, les polymères conducteurs ou encore les nanomatériaux;
- les biomatériaux, dont les bio-polymères qui sont biodégradables et basés sur la recherche en matière de biologie des systèmes;
- les matériaux pour la construction durable, tels que les matériaux isolants, l’acier, le verre, le bois et le ciment innovant.
Dans le cadre de l’utilisation rationnelle des ressources naturelles, les secteurs suivants ont été identifiés comme étant les plus prometteurs pour le Luxembourg:
- la conversion de la biomasse en énergie par la gazéification et par les technologies de combustion ainsi que la production de biocarburants et le recyclage des boues d’épuration;
- la mobilité durable en général dont l’électromobilité, l’intégration des TIC dans la mobilité, la propulsion énergétiquement efficace et les systèmes de gestion de batteries;
- le stockage de l’énergie et les solutions relatives aux "réseaux intelligents" (y inclus les systèmes innovants de contrôle dans les bâtiments) qui sont le prérequis pour un déploiement effectif de l’énergie renouvelable et qui vont améliorer l’efficacité énergétique;
- des micro-unités de production d’énergie (les micro-générateurs qui combinent la production de chaleur et d’électricité, les micro-éoliennes, les micro-pompes à chaleur).
Annonce d’une série de nouvelles mesures concrètes
Le ministre a annoncé une série de mesures concrètes, dont certaines sont déjà en place et d’autres sont en train de se réaliser et qui vont donner un sérieux coup de pouce au développement du secteur des écotechnologies dans les années à venir:
Les promoteurs de l’initiative NEOBUILD, rassemblés au sein du Conseil pour le développement économique de la construction, visent à soutenir surtout les PME du secteur de la construction dans leurs efforts pour développer les capacités nécessaires face aux défis posés par la construction durable. D’autres objectifs sont la généralisation de l’utilisation des TIC dans un contexte de "green ICT" afin de promouvoir le "smart building". La formation continue y jouera un rôle prépondérant.
Le projet de "fabrique d'apprentissage" prévoit l’établissement d’une usine modèle avec un véritable système de production compose d’une ligne de production, d’une ligne d’assemblage, d’opérateurs, d’un back-office etc. Les entreprises participantes auront ainsi la possibilité d’identifier, de comprendre et de minimaliser voire d’éliminer les inefficacités dans leur processus de production.
Dans ce contexte il convient de souligner la contribution importante d’autres acteurs du secteur dont l’IFSB (Institut de formation sectoriel du bâtiment), MyEnergy et Luxinnovation.
La zone d’activité économique dédiée aux entreprises du secteur des écotechnologies à Kockelscheuer devrait pouvoir accueillir les premières firmes en 2013.
Le Fond national de la recherche, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et le ministère de l’Économie et du Commerce extérieur sont en train d’analyser la possibilité de créer un axe de recherché spécifique au sujet du "bâtiment durable". Une proposition pour sa mise en place devrait être finalisée pour la fin de l'année 2012. Dans ce contexte, la création d’un Conseil national de la construction durable sous forme d’un partenariat public-privé a été saluée.