Le Gouvernement a précisé qu’à l’heure actuelle une révision générale des traitements n’est pas prévue et que, conformément à une ligne de conduite poursuivie depuis de nombreuses années par les Gouvernements successifs, tout reclassement d’une carrière devra être subordonné à l’accomplissement d’une double condition :
- la revalorisation de la formation et
- l’évolution des missions, responsabilités et sujétions.
La fonction d’instituteur est engagée actuellement dans une transformation significative qui résultera de la réforme de l'enseignement primaire. Aux yeux du Gouvernement toute question se rapportant à la carrière de l'instituteur ne peut être dissociée de cette réforme, qui redéfinit les missions de l’école et précise les responsabilités et les sujétions du personnel enseignant.
Pour qu'une école centrée sur l'élève puisse fonctionner, il doit être veillé à ce que
- les élèves soient accompagnés durant le plus de leçons possible par le même instituteur qui les connaît bien et qui sait adapter l'enseignement à eux;
- l'instituteur travaille ensemble avec ses collègues au sein d'une équipe pédagogique qui se réunit régulièrement pour se concerter sur les progrès des élèves qui leur sont confiés et sur la façon dont ils comptent organiser l'enseignement ;
- que les parents soient impliqués dans le travail et la vie scolaire de leur enfant et que pour cela l'instituteur soit un interlocuteur disponible.
La proposition que le Gouvernement a faite aux syndicats consistait à considérer les questions de reclassement de la carrière, le nombre de leçons à enseigner, les organisations possibles d'horaires, le temps de disponibilité pour la concertation et le dialogue avec les parents comme un ensemble permettant de constituer une nouvelle carrière fondée sur une nouvelle tâche.
Il a été convenu de se revoir dans un délai rapproché.
(communiqué par le ministère de l'Éducation nationale)