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Jean Asselborn au Conseil "Affaires étrangères" de l’UE à Bruxelles
Le ministre des Affaires étrangères et européennes du Luxembourg, Jean Asselborn, a participé au Conseil "Affaires étrangères" de l’Union européenne, le 22 janvier 2018 à Bruxelles.
En amont du Conseil, le ministre Asselborn a participé à un petit-déjeuner de travail en présence du Président de la Banque européenne d’investissement, Werner Hoyer, venu présenter aux ministres des Affaires étrangères de l’UE son initiative de créer une Banque européenne de développement.
Le Conseil "Affaires étrangères" a commencé par un débat sur les questions d'actualité, ce qui a permis aux ministres de passer en revue les problèmes les plus pressants à l'ordre du jour international, y compris la situation en Syrie.
Les ministres des Affaires étrangères ont débattu de l'avenir du partenariat de l'UE avec les États d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique, l'accord de partenariat actuel, connu sous le nom d'accord de Cotonou, arrivant à expiration en 2020.
Le Conseil a fait le point sur la situation en Libye à la suite de la réunion du groupe de travail commun en matière de migration avec l'Union africaine et les Nations unies, qui s'est tenue le 14 décembre 2017. La discussion s’inscrivait dans les préparatifs de la quatrième réunion du Quatuor, qui doit avoir lieu fin janvier. Les ministres ont reçu un briefing du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la Libye, Ghassan Salamé, et lui ont renouvelé leur soutien.
Les ministres ont ensuite abordé de manière approfondie l’état du processus de paix au Moyen-Orient, avant d’être rejoints par le Président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, pour un déjeuner informel en marge de la session du Conseil. Le processus de paix, les relations bilatérales et l'évolution de la situation dans la région ont figuré au centre des débats des ministres avec le Président Abbas.
Dans ce contexte, le chef de la diplomatie luxembourgeoise a déploré les récents développements négatifs, et notamment la décision unilatérale du Président des Etats-Unis de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël, qui n’est pas conforme aux résolutions des Nations Unies.
Une solution à deux Etats, négociée et basée sur les frontières de 1967, est la seule façon de créer une paix durable entre Israéliens et Palestiniens. La position de l’UE repose sur les paramètres bien connus liés au statut final, y compris le statut de Jérusalem en tant que future capitale de deux États. "Il est important de préserver cet horizon politique, et il est tout aussi important pour l’UE de garder son unité autour de ce consensus politique international", a souligné le ministre.
Jean Asselborn a déploré la décision récente de l’administration américaine de geler une partie de son importante contribution financière à l’UNRWA. "Cette décision est incompréhensible. Elle cible les plus vulnérables des Palestiniens, en privant une partie des réfugiés palestiniens de leur droit à l’éducation, à la santé et une vie un tant soit peu digne et risque aussi d’aggraver l’instabilité actuelle au Moyen-Orient, surtout à Gaza. Il n’est dans l’intérêt de personne d’avoir, par exemple, 270.000 enfants soudain privés de scolarisation à Gaza".
"Nous, Européens, devons avoir le courage de montrer que les Palestiniens ont le droit d’avoir leur propre Etat dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale. L’Union européenne doit être prête – maintenant plus que jamais – à contribuer à des efforts crédibles en vue de relancer le processus de paix", a déclaré Jean Asselborn. Le ministre s’est inquiété du fait qu’en poursuivant et en accélérant la colonisation, le gouvernement israélien met directement en péril la perspective d’un règlement du conflit avec les Palestiniens : "la tendance est très inquiétante".
Communiqué par le ministère des Affaires étrangères et européennes