Conseil "Agriculture et pêche": lutte contre le gaspillage alimentaire

  1. MAVPC

    (de g. à dr.) Phil Hogan, commissaire européen à l'agriculture et au développement rural, et Fernand Etgen, ministre de l'Agriculture, de la Viticulture et de la Protection des consommateurs
  2. MAVPC

    (de g. à dr.) Fernand Etgen, ministre de l'Agriculture, de la Viticulture et de la Protection des consommateurs, et Roumen Porodzanov, ministre de l'Agriculture bulgare, président du Conseil
  3. MAVPC

    (de g. à dr.) René Colin, ministre de l'Agriculture belge; Vytenis Andriukaitis, commissaire européen à la Santé et à la Sécurité alimentaire; Fernand Etgen, ministre de l'Agriculture, de la Viticulture et de la Protection des consommateurs, et Roumen Porodzanov, ministre de l'Agriculture bulgare, président du Conseil
  4. MAVPC

    (de g. à dr.) Vytenis Andriukaitis, commissaire européen à la Santé et à la Sécurité alimentaire, et Fernand Etgen, ministre de l'Agriculture, de la Viticulture et de la Protection des consommateurs

 

Le ministre de l’Agriculture, de la Viticulture et de la Protection des consommateurs, Fernand Etgen, a participé ce lundi au Conseil "Agriculture et pêche"  qui s’est déroulé sous la présidence de la République bulgare ici au Kirchberg.

"Ensemble contre le gaspillage alimentaire"

La lutte contre le gaspillage alimentaire est l’un des plus grands défis des décennies à venir. Selon l’organisation des Nations unies pour l’alimentation (FAO) 1,3 milliard de tonnes de la part comestible des aliments destinés à la consommation humaine sont gaspillées ou perdues dans le monde, ce qui équivaut à un tiers de la nourriture produite! L’enjeu est donc de taille!

Lors de l’échange de vues des ministres sur les moyens de réduire le gaspillage alimentaire dans l'UE, Fernand Etgen a insisté sur le fait qu’une méthodologie commune au niveau de l’Union européenne est indispensable et a salué les travaux allant dans ce sens.

Comme le Conseil s’est déroulé à Luxembourg, le ministre Fernand Etgen a profité de l'occasion pour donner à ses homologues européens un petit aperçu de la campagne de sensibilisation luxembourgeoise "ensemble contre le gaspillage alimentaire", à savoir que l'exposition itinérante du ministère de l'Agriculture, de la Viticulture et de la Protection des consommateurs était présentée à l'entrée du Conseil.

Dans son exposé, Fernand Etgen, a par ailleurs fait le tour de toutes les initiatives de la campagne de sensibilisation luxembourgeoise ( www.antigaspi.lu ), tout en insistant sur le "pacte de solidarité" qui à ce jour a été signé par trois quarts des communes luxembourgeoises représentant plus de 85% de la population. En effet, proches des citoyens, les communes aident à sensibiliser à leur tour la population grâce à des actions créatives.

"En faisant chacun un petit effort, nous pouvons, tous ensemble, réussir à lutter contre le gaspillage alimentaire".

Le ministre luxembourgeois a également souligné l’importance de la formation en la matière. C’est pourquoi des formations spécifiques, traitant les pistes de réduction du gaspillage alimentaire dans le respect des contraintes de sécurité alimentaire s’adressent tant aux professionnels de la restauration collective qu’aux responsables communaux, ont été élaborées avec le soutien du ministère de l’Agriculture, de la Viticulture et de la Protection des consommateurs.

"Construisons notre avenir ensemble, au lieu de le gaspiller inutilement!"

La sécurité sanitaire de l’alimentation, une priorité absolue!

Un deuxième point majeur de ce Conseil était un premier échange de vues des ministres sur la proposition de la Commission portant sur l’amélioration de la transparence de la procédure d’évaluation des risques en matière de sécurité sanitaire de l‘alimentation.

Dans ce contexte Fernand Etgen a fait remarquer que les débats récents autour de l’autorisation du glyphosate ont clairement démontré que les citoyens européens demandent plus de transparence dans cette procédure, tout en réclamant une garantie de l’indépendance des agences en charge des évaluations. Cette proposition est donc un premier pas dans la bonne direction, notamment la création d’un registre public des études scientifiques à la base des évaluations de risque, ainsi que l’accès des citoyens à toutes les informations en relation avec des demandes d’autorisation.

Le ministre de l’Agriculture de la Viticulture et de la Protection des consommateurs a également salué la possibilité donnée de la Commission de faire effectuer des études de vérification, en cas de doute sur les études soumises par l’industrie, de même que la réforme proposée de la gouvernance de l’EFSA.

Pour Fernand Etgen il est dès lors évident qu’il faut se donner les moyens financiers adaptés.

Renforcement de la position des agriculteurs dans la chaîne alimentaire

Le Conseil a également pris note de la présentation faite par la Commission d'un projet de directive sur les pratiques commerciales déloyales dans la chaîne d'approvisionnement alimentaire. Il s’agit, en effet, de proposer un cadre juridique à l'échelle de l'UE  pour lutter contre ces pratiques commerciales déloyales, ceci dans un but de renforcer la position des agriculteurs dans la chaîne alimentaire. Le ministre de l’Agriculture ne peut qu’appuyer cette initiative, car pour Fernand Etgen il est primordial que les différents maillons de la chaîne alimentaire fassent preuve d’un comportement responsable et dans le respect pour les autres acteurs.

Entrevue bilatérale entre Fernand Etgen et Elisabeth Köstinger

En marge du Conseil, Fernand Etgen a également eu une entrevue bilatérale avec son homologue autrichienne Elisabeth Köstinger. Au cours de cet entretien l’accent a été mis sur les principaux dossiers qui seront à l’ordre du jour lors de la présidence autrichienne qui débute le premier juillet prochain. Il s’agit notamment de la réforme de la PAC post 2020, dont les propositions législatives sont attendues pour la fin du mois de mai. Par ailleurs, la future présidence autrichienne envisage de finaliser les travaux relatifs à la proposition de directive sur les pratiques commerciales déloyales. Un autre sujet très important pour le prochain semestre sera la proposition législative sur la transparence et la refonte de la procédure d’évaluation des risques dans la législation alimentaire générale. Madame Köstinger a informé que deux conférences à haut niveau seront organisées dans le cadre de la Présidence autrichienne, plus précisément sur la bioéconomie, le 22 octobre et sur la stratégie de la promotion des plantes protéagineuses le 23 novembre.

Communiqué par le ministère de l’Agriculture, de la Viticulture et de la Protection des consommateurs 

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