Lancement d'un audit externe sur la gouvernance de l'Université du Luxembourg

Face aux différents témoignages, critiques et questionnements relayés ces dernières semaines dans la presse concernant le fonctionnement de l'Université du Luxembourg – portant notamment sur des procédures de nomination et de promotion, des relations hiérarchiques et, plus largement, sur le climat de travail – ainsi qu'à la suite des échanges intervenus au sein de la commission parlementaire de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de la Digitalisation du 27 janvier, la ministre de la Recherche et de l'Enseignement supérieur, Stéphanie Obertin, tient à réaffirmer que ces éléments sont traités avec le plus grand sérieux.

Depuis l'apparition des premiers signalements publics, la ministre a souhaité se forger une image aussi complète que possible de la situation. À cette fin, elle a mené une série d'entretiens approfondis, notamment avec le recteur de l'Université du Luxembourg, le président du conseil de gouvernance, la présidente de la délégation du personnel ainsi que le président de la représentation étudiante. Ces échanges ont permis de recueillir des points de vue complémentaires et de mieux cerner les préoccupations exprimées.

La ministre rappelle que le bien-être du personnel et des étudiants, la qualité du climat de travail ainsi que la transparence et l'équité des procédures internes constituent des priorités absolues. Toute situation susceptible de porter atteinte à ces principes fondamentaux doit être analysée avec rigueur et traitée de manière appropriée.

Dans ce contexte, considérant l'ensemble des éléments portés à sa connaissance et après examen du cahier des charges de l'audit externe décidé par le conseil de gouvernance de l'Université, la ministre a décidé de faire procéder à un audit externe portant sur la gouvernance de l'Université du Luxembourg. Cet audit sera commandité et suivi par le ministère de la Recherche et de l'Enseignement supérieur, qui aura également la charge de la définition du cahier des charges.

L'objectif de cet audit est d'examiner, de manière indépendante et approfondie, les mécanismes de gouvernance de l'Université, les attributions et compositions respectives des différents organes, ainsi que le cadre dans lequel s'inscrivent les procédures, les prises de décisions, les codes d'éthique et de déontologie et les potentiels conflits d'intérêts. Une procédure sera lancée afin de confier cette mission à un prestataire de services externe disposant de l'expertise requise.

Dès lors, cet audit ordonné par le ministère est complémentaire à l'audit externe déjà annoncé par le conseil de gouvernance de l'Université. Ce dernier, fondé sur un cahier des charges défini par le conseil de gouvernance dans l'exercice de sa mission d'organe de contrôle de l'Université, porte plus spécifiquement sur l'environnement de travail, les procédures et pratiques internes qui y sont liées, ainsi que sur les processus de recrutement et de promotion académiques.

La décision de la ministre de lancer un audit distinct au niveau ministériel vise à inscrire ces analyses dans une approche plus globale, afin de permettre une appréciation complète et cohérente de la situation de l'Université du Luxembourg, en couvrant l'ensemble des niveaux de gouvernance et en apportant toute la clarté nécessaire sur les éventuels dysfonctionnements, quels qu'en soient la nature ou le niveau.

Les deux audits poursuivent un objectif commun: contribuer à une analyse factuelle et indépendante de la situation, identifier d'éventuels dysfonctionnements et formuler, le cas échéant, des recommandations concrètes en vue d'améliorer les pratiques et de renforcer la confiance au sein de l'institution.

Les calendriers précis relatifs à la publication des cahiers des charges et au déroulement des deux audits seront communiqués dès qu'ils auront été arrêtés.

La ministre tient à souligner son attachement à une approche fondée sur l'écoute, la transparence et la responsabilité. La situation de l'Université du Luxembourg, de son personnel et de ses étudiants est suivie avec la plus grande attention, avec la volonté claire d'aborder les difficultés signalées de manière ouverte et constructive, dans l'intérêt de l'institution et de l'ensemble de sa communauté.

Communiqué par le ministère de la Recherche et de l'Enseignement supérieur

Membre du gouvernement

OBERTIN Stéphanie

Date de l'événement

02.02.2026