Le Luxembourg présente le projet PHRESH, une initiative soutenue par l'UE visant à renforcer la préparation et la réponse épidémiologiques du pays

Le Luxembourg fait progresser la digitalisation de la surveillance des maladies infectieuses à travers le projet PHRESH (Public Health Rapid Epidemiological Surveillance Hub) (2025-2028), avec des flux de données mieux intégrés et une approche One Health – qui implique une collaboration étroite entre les secteurs humain, vétérinaire et environnemental – favorisant une détection précoce des menaces sanitaires. Piloté par l'Inspection sanitaire de la Direction de la santé du Luxembourg et soutenu par la Commission européenne (DG Santé) dans le cadre du programme EU4Health, PHRESH contribue à la mise en application du règlement (UE) 2022/2371 relatif aux menaces transfrontières graves pour la santé, en renforçant l'efficacité, l'interopérabilité et la résilience des systèmes de surveillance au sein des États membres de l'UE.

En compilant les données cliniques, de laboratoire, hospitalières et environnementales, le projet PHRESH vise ainsi à renforcer la surveillance des maladies infectieuses au Luxembourg et à soutenir une meilleure coordination des interventions de santé publique. Il comprend également des activités ciblées de formation et de communication destinées à encourager l'adoption de ces mesures par les professionnels de santé.

Des avancées concrètes dans les systèmes de surveillance

La première assemblée générale marque le lancement d'outils de détection plus rapides et le renforcement de la collaboration européenne, notamment au travers de la collaboration avec le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC).

Pour l'occasion, la Direction de la santé a présenté les progrès accomplis au cours la première année. Deux hôpitaux nationaux mettent désormais en place une surveillance syndromique en temps réel − à savoir le suivi continu de l'ensemble des diagnostics médicaux posés par les services d'urgence − afin de détecter précocement des schémas inhabituels et d'identifier des menaces potentielles, telles qu'une augmentation des maladies respiratoires sévères. Le dispositif devrait être étendu dans les prochains mois.

Pour accompagner cette évolution, un nouveau système numérique de notification et de gestion de cas de maladies infectieuses et des épidémies, quelle qu'en soit l'ampleur, encore en cours de déploiement, couvre déjà dix maladies à déclaration obligatoire.

"Notre engagement s'aligne sur les objectifs européens de renforcement de la sécurité sanitaire mondiale et le projet PHRESH constitue une étape importante pour améliorer la détection des menaces sanitaires et consolider la capacité de réponse du Luxembourg", souligne la ministre Martine Deprez.

Soutien de l'UE et contexte politique européen

Dans un contexte d'évolution des menaces sanitaires, la Commission européenne soutient les États membres dans le renforcement de leurs capacités en matière de prévention, de préparation, de surveillance, d'évaluation des risques, d'alerte précoce et de réponse. En 2023, la Commission a alloué 83 millions d'euros à 23 pays pour améliorer les systèmes nationaux de surveillance. Le projet PHRESH est issu de la subvention attribuée au Luxembourg dans ce cadre.

"PHRESH est un excellent exemple de la manière dont les financements de l'UE peuvent renforcer les capacités de préparation, de surveillance et de réponse face aux menaces sanitaires transfrontières. Cela bénéficie non seulement aux citoyens du Luxembourg, mais aussi à la sécurité sanitaire européenne dans son ensemble", déclare Sandra Gallina, directrice générale de la santé et de la sécurité alimentaire à la Commission européenne.

Collaboration avec l'ECDC – plateforme Epi+

L'ECDC a présenté Epi+, sa future plateforme open source, conçue sur la base des besoins des États membres afin de renforcer la surveillance événementielle au sein de l'UE/EEE. Epi+ soutiendra le Luxembourg dans le développement d'une surveillance intégrée One Health, en facilitant le partage de données et l'analyse coordonnée entre les secteurs de la santé humaine, animale, alimentaire, de l'eau et de l'environnement.

"Des informations fiables, partagées et disponibles en temps utile sont au coeur de l'alerte précoce et de la réponse", déclare Pamela Rendi-Wagner, directrice de l'ECDC. "Epi+ aidera le Luxembourg et les autres pays à renforcer la surveillance événementielle et à garantir que les signaux soient rapidement détectés et pris en compte, améliorant ainsi notre capacité collective à répondre aux menaces transfrontières émergentes."

En complément des outils nationaux de surveillance et de gestion des flambées, la plateforme permettra le partage des données entre les acteurs nationaux du One Health, facilitant une analyse coordonnée et des réponses transversales allant de la sécurité alimentaire et de l'eau à la santé animale et environnementale.

Conclusions

Le déploiement de ces outils et les progrès réalisés en matière de qualité de la surveillance et des capacités de réponse sont soutenus par le ministère de la Santé et de la Sécurité sociale, grâce à un financement important du programme européen EU4Health, ainsi qu'à l'expertise technique de l'ECDC.

Communiqué par le ministère de la Santé et de la Sécurité sociale et le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC)

Membre du gouvernement

DEPREZ Martine

Date de l'événement

30.04.2026