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Etienne Schneider, Discours à l'occasion de l'ouverture de la foire de printemps 2012
Excellences,
Dir Dammen an Dir Hären,
Et ass mir eng grouss Eier, dass meng 1. Foiresried esou fält, dass et Är 100. Foire ass. Matt e beschen Chance wär et haut och mäin 100. Dag a menger Funktioun als Wirtschaftsminister, mee dofir fehlen mer nach 5 Deeg.
Eigentlech wonnert et mech, dass der mech iwwerhaapt hei schwätzen loosst, nodeems ech am Kader vum Spuerpak vun der Regierung de Projet Neibau vun de Foires Halen geopfert hunn.
Ech entschëllegen mech dofir bei all deenen, déi bis dato äifreg un deem Projet geschafft hunn, a soen hinnen och e grousse Merci fir déi gutt Aarbecht, déi si geleescht hunn. Et ass nun awer och emol esou, dass a finanziell méi schwieregen Zäiten nei Foires Halen net onbedéngt zu den Prioritéiten vum Staat gehéieren.
Ech zielen elo op d’Hëllef vu mengem Frënd, dem Staater Buergermeeschter Xavier Bettel, fir en Terrain ze definéieren, wou mer nei Foires Halen kënne bauen. Dat géing eis erlaben, deen deieren Terrain hei matten um Kierchbierg fir aner Zwecker fräi ze maachen. Ënnert dem Strech géif esou eng Optioun, déi vun der Regierung favoriséiert gëtt, e Neibau erlaben, an trotzdem der Staatskeess e netto Benefice duerch d’Veräusseren vum Terrain aspillen.
Falls mir net kuerzfristeg e geegneten Terrain sollten fannen, wärten mir eis drop beschränken, déi aktuell Halen ze renovéieren.
Monseigneur, Madame,
Op dëser Plaz huet mäi Virgänger ëmmer sämtlech Wirtschaftmissiounen opgezielt.
Erlaabt mer op dësem Punkt ze innovéieren an Iech déi ganz Opzielungen ze erspueren, fir Iech einfach vu ganzem Häerzen Merci ze soen, fir Ären an Ärem Fils, dem Ierfgroussherzog, säin onermiddlechen Asaatz am Intérêt vun der lëtzebuerger Economie, an domat am Intérêt vun eisem Land. Dir sidd dat Bescht, wat eis passéiere konnt!
Mesdames, Messieurs,
L’Europe traverse une crise majeure dont le Luxembourg n’est définitivement pas exempté. Que toutes celles et tous ceux qui prétendent qu’il n’y pas de problèmes au Luxembourg, arrêtent de faire semblant que nous vivons sur une île isolée et découplée du monde extérieur.
Dans ce contexte je tiens à saluer les mesures annoncées par Luc Frieden, qui engagent de façon responsable le redressement des finances publiques, tout en gardant une marge de manœuvre suffisante pour investir dans l’avenir de notre pays.
Les mesures annoncées sont également nécessaires pour préserver un avantage essentiel, à savoir le faible niveau de notre dette publique. C’est une chance unique qui nous permet de rester libres de nos choix, de garder des options, au lieu d’être bloqués comme le sont déjà plusieurs de nos partenaires européens.
En effet, la politique économique ne peut se limiter à un programme de redressement des comptes publics. Nous devons aussi agir en faveur de la croissance et de l’emploi. Il nous faut un véritable « pacte pour la croissance ».
Or, celui-ci ne se réalise pas à travers les seules actions du gouvernement. Il doit être porté par tous, par les institutions, par les entreprises et aussi par chaque citoyen.
Il se base sur une solidarité nationale, entre les plus aisés et ceux qui sont moins bien lotis ; entre les jeunes générations et les retraités ; entre les luxembourgeois et les étrangers résidants ; entre les résidants et les frontaliers qui, ensemble, œuvrent jour après jour à créer la richesse de ce pays.
La stratégie de croissance proposée par le gouvernement se décline en 5 champs d’action
- Recherche et innovation
- Éducation
- Énergie
- Emploi
- et finalement l’inclusion sociale.
Pour ce qui est de la recherche et de l’innovation, elles restent le moteur par excellence pour stimuler la croissance et la compétitivité de nos entreprises.
Voilà pourquoi nous y allouerons des moyens importants : près de 600 millions d’euros pour la période 2013-2014. La part de nos dépenses publiques en R&D augmentera pour la porter de 1,6% du PIB aujourd’hui, à 2,6% en 2020.
Les CRP seront fusionnés et deviendront ainsi plus efficaces pour se concentrer encore davantage sur les domaines prioritaires de notre économie.
Le gouvernement a lancé deux fonds d’investissement axés sur l’avenir du Luxembourg: 25 millions d’euros en faveur des biotechnologies et 150 millions d’euros pour les entreprises innovantes. Même dans un contexte financier difficile, le gouvernement, ensemble avec la SNCI, n’a donc pas hésité à mettre la main à la poche pour investir des sommes importantes dans le développement de notre économie.
Sachez d’ailleurs que 120 millions de cet investissement sont des dividendes en provenance de la prise de participation de l’Etat dans la BGL BNP Paribas. La banque a été sauvée, et les bénéfices – les dividendes - servent à préparer l’avenir du pays.
Le deuxième champ d’action est l’éducation qui doit être en phase avec le monde de l’économie, la formation étant la base de l’économie de la connaissance.
Pour réaliser nos ambitions, nous avons besoin de femmes et d’hommes qualifiés, dont notamment des chercheurs. A cette fin, nous porterons le pourcentage des jeunes diplômés de l’enseignement supérieur d’aujourd’hui 44 à 66% à l’horizon 2020.
Troisièmement, l’Energie
Renouer avec la croissance présuppose une conversion vers des formes d’énergie moins polluantes et plus durables. Voilà le véritable challenge du 21ème siècle. Ainsi, je vise, d’une part, une réduction conséquente de notre consommation énergétique et, d’autre part, un doublement des énergies renouvelables jusqu’à la fin de mon mandat.
Mais ce doublement ne se fera pas à n’importe quel prix. Il faut le faire de façon intelligente. J’ai fait le choix selon le principe « méi fir manner ». A titre d'exemple, le subventionnement du photovoltaïque coûte 16 fois plus cher à la collectivité que celui de l’éolien. Je compte donc revoir le système des aides en faveur des énergies renouvelables de fond en comble.
Pour réduire la consommation énergétique, nous avons décidé qu’à partir de 2018, on ne construira plus que des maisons à consommation énergétique quasi nulle. Une première étape sur cette voie sera franchie par l’entrée en vigueur de nouvelles exigences en juillet de cette année-ci. Cette politique se traduira par une plus-value énorme en faveur des entreprises du bâtiment.
Et je prends mes responsabilités au niveau européen. J’ai révisé notre objectif à atteindre en matière d’efficacité énergétique d’ici 2016 de quelque 10% à désormais presque 15%. En outre, si jamais la nouvelle directive concernant l’efficacité énergétique, actuellement discutée, n’était pas adoptée au niveau européen, je m’engage à fixer quand-même un objectif national de 1,5% par année.
Ensuite, l’Emploi.
Le gouvernement fera tout pour éviter une situation où, à l’instar de l’Espagne, toute une génération de jeunes gens ne trouve plus d’emploi. Un Etat qui vit un tel gâchis hypothèque son avenir.
Le Luxembourg est loin d’une telle situation mais nous sommes conscients qu’il faut être vigilant et avant tout proactif.
Le ministre du Travail est en train de mettre en œuvre une panoplie de mesures en faveur de l’emploi des jeunes.
Mesdames, Messieurs,
Ce qui me frappe, c’est le taux d’emploi extrêmement faible des 55 à 59 ans qui ne s’élève qu’à 55%. Je suis parfaitement d’accord avec ceux, notamment les représentants patronaux, qui préconisent un allongement de la durée de la vie active. Mais, je souhaite toutefois un peu plus de cohérence dans ce discours.
Car quant il s'agit de leur propre entreprise, ces mêmes patrons réclament des régimes de préretraite pour les salariés. Et ceci de préférence à un taux de participation zéro, et aux frais de la collectivité.
Finalement, l’inclusion sociale.
Un plan de croissance ne doit pas faire abstraction de ceux qui sont le plus dans le besoin. Le gouvernement ne veut pas d’une société qui ignore les plus démunis et les plus vulnérables, comme par exemple les familles monoparentales. C’est ainsi que pour la première fois, le gouvernement a pris un engagement chiffré de réduire de 6.000 personnes la population menacée par la pauvreté au Luxembourg à travers une multitude de mesures proposées par ma collègue Marie-Josée Jacobs.
Mais soyons clairs: pour garantir également à l’avenir les transferts sociaux, il faut générer les recettes nécessaires. Sans croissance, notre Etat providence n’est guère tenable à long terme.
Monseigneur, Madame,
Mesdames, Messieurs,
J’aimerais illustrer, en quelques mots, un autre aspect du rôle de l’Etat qui est très important à mes yeux: celui de l’Etat-entrepreneur, de l’Etat actionnaire.
Trois exemples récents :
- Qui aurait cru il y a 5 ans qu’en rapprochant Cegedel, Soteg, ensemble avec Saarferngas, nous pourrions créer un véritable groupe ENOVOS/CREOS qui aujourd’hui va à la conquête des marchés dans la Grande Région et va chercher sa croissance à l’international ?
- Qui aurait parié sur l’essor des « datacenter » lorsque les premiers ont été lancés sur initiative gouvernementale ?
- Qui aurait signé de deux mains le succès du programme fiber to the home, un investissement massif de l’entreprise des Postes et Télécommunications, et qui a fait du Luxembourg le leader européen en matière de connectivité ?
Je crois que ces exemples montrent la voie.
De ces expériences je retiens un élément central : il faut bouger, il faut être capable de se défaire des idées préconçues et avoir le courage et la ténacité pour réussir. Avec une stratégie claire et définie
En ce sens, le moment est aussi venu pour que l’Etat définisse une véritable stratégie de la "connectivité aérienne" pour notre pays.
Là encore, l’Etat, en tant qu’actionnaire stratégique, prendra ses responsabilités. Claude Wiseler et moi-même y travaillons activement.
Altesses Royales,
Excellences,
Dir Dammen an Dir Häeren,
Wuesstum léisst sech net dekretéieren, Wuesstum muss ee gestalten. Dës Regierung huet eng kloer Visioun fir d’Zukunft vum Land.
Déi successiv Regierungen hunn Lëtzebuerg an deenen leschten 30 Joer zu engem vun deenen räichsten Länner op der Welt gemaach.
Gitt eemol dovun aus dass mer et wäerte fäerdeg bréngen, Lëtzebuerg och aus där aktueller, méi schwiereger Situatioun, eraus ze féieren.
Mee dofir brauche mir är Matthëllef! Haalt w.e.g. op mat jéimeren a strëppt d’Äerm erop fir mat neien Iddien nei Chancen ze ergräifen
Wirtschaftspolitik ass zur Halschent Psychologie, dofir musse mer endlech zeréck op e positiven Debat deen de Leit am Land och mol erëm Perspektiven bitt a Mutt mëscht.
Ech soen Iech merci.