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Réunion décisive pour éviter "un plan social historique"
Interview avec Georges Mischo dans l'essentielInterview: L'essentiel (Nicolas Martin)
L'essentiel: 470 postes seraient menacés chez Amazon, qu'en savez-vous?
Georges Mischo: Cela m'a surpris. J'avais entendu parler des 14 000 postes supprimés au niveau mondial, mais je n'aurais pas imaginé qu'un plan social serait envisagé sur presque lo % des salariés au Luxembourg. Je rencontrerai les responsables d'Amazon de main (vendredi) après-midi.
L'essentiel: Dans quel but?
Georges Mischo: Discuter de la situation. Je ne connais pas encore officiellement le nombre de salariés concernés. Je veux surtout les motiver à privilégier un plan de maintien dans l'emploi. Sans pouvoir les y obliger.
L'essentiel: Ce plan sera donc votre principal levier d'action...
Georges Mischo: Ce procédé n'est peut-être pas connu d'Amazon car c'est un modèle assez rare, typique ment luxembourgeois, qui pourrait permettre d'éviter un plan social historique. Beaucoup d'entreprises ont déjà pris cette option. C'est une manière de maintenir les salariés dans l'emploi avec une contribution financière de l'État. Il devra être discuté au sein du comité de conjoncture.
L'essentiel: L'État a-t-il vocation à assumer l'impact des choix stratégiques d'une entreprise comme Amazon? Jusqu'où est-il prêt à s'engager?
Georges Mischo: Sans plan de maintien dans l'emploi, c'est aussi l'État qui paierait les indemnités de chômage. Nous allons proposer ce plan pour éviter que les gens ne perdent leur emploi.
L'essentiel: Est-ce aussi un enjeu en termes d'attractivité?
Georges Mischo: Tout à fait, parce que si d'autres entreprises et grandes entreprises voient qu'un tel plan social est accepté d'un jour sur l'autre, ce serait un mauvais signal. Il faut mettre une barrière. On peut concevoir qu'une entreprise va peut-être licencier, mais on a une responsabilité vis-à-vis des salariés ici au Luxembourg.
L'essentiel: Ce plan social après celui d'ING signifie-t-il que le Luxembourg ne va pas bien?
Georges Mischo: Non, je crois que c'est un phénomène européen, à cause des multiples crises (guerre, pandémie). C'est assez difficile et beaucoup de ministres européens ont les mêmes problèmes que moi.