Jean Asselborn à la 7e session du Conseil des droits de l'Homme à Genève

Le 3 mars 2008, le Vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères et de l’Immigration, Jean Asselborn, a participé à la 7 e session du Conseil des droits de l’Homme à Genève.

Dans son discours devant le Conseil des droits de l’Homme, le ministre a mis l’accent sur l’arsenal institutionnel réformé, désormais à la disposition du Conseil pour faire face à ses obligations de protection et de promotion des droits de l’Homme dans le monde. Il a évoqué dans ce contexte la situation préoccupante au Proche-Orient. Alors qu’après Annapolis et Paris, on avait espéré voir le processus de paix, le dialogue et la négociation reprendre, le contraire est vrai. La violence a repris le dessus.

"Si nous condamnons avec insistance les tirs de roquettes venant de Gaza qui ciblent de manière délibérée la population civile israélienne, nous condamnons avec la même insistance l’usage disproportionné de la force: la mort de tant de civils - quelque 300 depuis Annapolis - ne peut être une réponse. La violence et les violations des droits de la personne humaine, les représailles collectives contre Gaza sont des actes qui nous éloignent de la paix", a estimé Jean Asselborn.

Le chef de la diplomatie luxembourgeoise a regretté que les droits de l’Homme continuent d’être bafoués au Darfour et dans les régions voisines. Il a appelé à veiller, avec une vigilance particulière, à un suivi rigoureux de la résolution adoptée par le Conseil des droits de l’Homme en 2007, ainsi qu’à une application stricte, par toutes les parties à ce conflit, de toutes les recommandations soumises à ce Conseil.

En cette année du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, Jean Asselborn a rappelé la signification historique de ce document et de son message de l’égalité intrinsèque entre tous les êtres humains, indépendamment de leur race, de leur sexe, de leur religion, de leur couleur et de leur langue. Le ministre a estimé que cette célébration devrait nous conduire à relancer l’examen de la question de l’universalité et de l’indivisibilité de tous les droits de l’Homme et de l’égalité entre droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels, y compris le droit au développement.

Entretiens bilatéraux à Genève

En marge de la session du Conseil, Jean Asselborn a eu un certain nombre d’entretiens bilatéraux. Il a ainsi rencontré Louise Arbour, Haut-commissaire aux droits de l’Homme. Le ministre Asselborn a assuré Louise Arbour du soutien continu du Luxembourg, tant financier que politique; l’indépendance du Haut-commissariat étant une condition indispensable pour garantir l’efficacité du bureau.

Le chef de la diplomatie luxembourgeoise s’est également rendu à l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui figure parmi les partenaires multilatéraux privilégiés du Luxembourg, où il a rencontré le Dr Margaret Chang, directrice exécutive de l’OMS. Margaret Chang s’est félicitée de l’effort du Luxembourg, qui est le 12e contributeur extrabudgétaire de l’OMS. Le ministre et la directrice exécutive ont été d’accord pour souligner la forte complémentarité qui peut résulter des travaux menés par les différentes instances onusiennes s’occupant en particulier des Objectifs du millénaire pour le développement et de l’importance d’une cohérence des politiques.

Enfin, le ministre Asselborn a eu un entretien avec Sahana Pradhan, ministre des Affaires étrangères du Népal. Il s’est informé sur la situation politique du pays qui, après des années de conflit interne, doit élire le 10 avril 2008 une Assemblée constituante, premier pas sur la voie de la démocratisation et de l’État de droit.