Dernière modification le
Réactions du Premier ministre Jean-Claude Juncker et du ministre des Affaires étrangères, Jean Asselborn, à la reconnaissance par la Russie de l'indépendance de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud
Déclaration conjointe
Dans une déclaration conjointe, Jean-Claude Juncker et Jean Asselborn ont souligné:
"Nous avons noté avec regret la décision prise par les autorités russes de reconnaître l’indépendance de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud, décision contraire aux principes fondamentaux de la Charte de l’ONU et de l’OSCE.
Elle est contraire aux obligations que la Russie a prises à plusieurs reprises lors du vote des résolutions du Conseil de sécurité, notamment la Résolution 1808 (avril 2008) par laquelle le Conseil de sécurité "réaffirme l’attachement de tous les États membres à la souveraineté, l’indépendance et l’intégrité territoriale de la Géorgie endéans ses frontières internationalement reconnues".
Nous restons fortement attachés au principe de l’intégrité territoriale de la Géorgie, tel que réaffirmé lors du CAGRE extraordinaire du 13 août 2008. Une solution politique aux conflits dans le Caucase du Sud s’impose.
Le Conseil européen extraordinaire convoqué le 1er septembre 2008 à Bruxelles examinera les conséquences de la décision de la Russie."
Réactions dans la presse
Le Premier ministre Jean-Claude Juncker, en contact avec le Président en exercice du Conseil européen et Président de la République française, Nicolas Sarkozy, et la chancelière allemande, Angela Merkel, a déclaré sur les ondes de RTL Radio Lëtzebuerg:
"Mir sinn eis eens, datt dat eng Steigerung vum Konflikt bedeit dee mir mat Russland hunn zënter deenen Ausernanersetzungen emt Georgien. Mir sinn der Meenung datt déi integral territorial Hohheit vun Georgien muss vollempfänglech garantéiert ginn, datt Abchasien an Südossetien no internationalem Recht zum georgesche Staatsterritoire gehéieren. Mir sinn der Meenung datt een de Konflikt net soll op d’Spëtzt dreiwen mat Russland, mee datt een awer Russland géigeniwwer muss däitlech maachen datt dat doen e Comportement ass deen net an déi international Uerdnung passt déi mir an Europa hunn.
D’Lëtzebuergesch Regierung ass jiddwerfalls am totalen Désaccord mat dem Schrëtt den de Kreml do virgeholl huet."
Sur RTL Télé Lëtzbuerg, le Premier ministre est revenu sur les relations entre l'UE et la Russie aussi que celles entre l'OTAN et la Russie, avant de mettre en avant la volonté de continuer le dialogue avec la Russie:
"Déi unilateral Unerkennung duerch Russland werft onwahrscheinlech gravéierend Froen op. Si werft d’Fro op vum Verhältnis tëscht der europäescher Unioun a Russland, vum Verhältnis tëscht Russland an der Nato. […] Et ass net am Interessi vun der Stabiliséierung vun där Regioun, et ass net am Interessi vun enger zesummengefügtener europäescher Sécherheetsarchitektur, a mir wäerten um Sommet vun der europäescher Unioun den nächsten Méindeg de Russen däitlech soen dass et esou net geet um europäeschen Kontinent. […] Ech sinn rosen mat Russland. Mir wëllen mat Russland virun schwätzen."
Lors d'une interview avec la radio 100,7, le Premier ministre Jean-Claude Juncker a également signalé que la reconnaissance de l'indépendance de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud par la Russie ne respectait pas les principes fondamentaux de la Charte de l’ONU et de l’OSCE. Il a également parlé des conséquences de cette décision sur les relations entre l'UE et la Russie et entre l'OTAN et la Russie. Il s'est prononcé sur les probabilités d'une nouvelle Guerre froide. Jean-Claude Juncker y a aussi souligné la nécessité de maintenir le dialogue avec la Russie.